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Arne Naess - Vers l'écologie profonde
avec David Rothenberg

Éthologie

Faut-il poser la question du "Pourquoi ?", du "Pourquoi vit-on?". 

De toute manière la réponse est simple: la loi darwinienne du mieux adapté favorise le vivant qui se reproduit plutôt que celui qui ne se reproduit pas. C'est un problème d'évolution de l'univers et non celui particulier de l'espèce humaine.

Cette loi explique le développement des dinosaures et leur retrait: c'est un météorite qui y met fin c'est-à-dire un non-vivant. Face à ce cataclysme ce sont des vivants non-dinosaures qui sont le mieux adaptés, animaux et végétaux.

Que se passe-t-il avec les humains? Ce qui semble devoir limiter la croissance des humains c'est son nombre qui provoque une évolution du non-vivant qui lui est défavorable. 

Le tableau actuel est le suivant:

- les nouvelles ressources de vie alimentaires sont de plus en plus frelatées avec des usines non respectueuses de la vie des animaux non humains ( encombrement des hangars, étables ou abattoirs, pesticides, engrais - et d'autres produits chimiques qui sont des quasi poisons). Le cercle vertueux de la bonne production se mue en cercle vicieux du produit frelaté.

- La croissance démographique des humains diminuent celles des vivants non-humains. Or en tant qu'animal, c'est-à-dire de vivant hétérotrophe, l'humain a besoin de tous les autres vivants animaux (hétérotrophes) et végétaux ( autotrophes)

- La croissance des ressources de vie non alimentaires des humains évoluent de manière négative et positive. 
Elle provoque d'une part la destruction des vivants par exemple par les vastes exploitations pétrolières ou de schistes bitumineux, par l'effet de serre qui augmente la température de la Terre et par la stérilisation d'un nombre toujours plus important d'espaces occupés par les vivants sous l'effet de la radioactivité nucléaire, de la multiplications des ordures. 
Mais d'un autre côté: le mode de production industriel c'est la domestication du non-vivant par les humains. On peut le considérer actuellement comme infini dans le domaine de l'infiniment petit comme les recherches autour du LHC ou du numérique et dans le domaine de l'infiniment grand comme l'expansion vers le système solaire puis plus loin. 

En conclusion.

Aucune espèce vivante ne maîtrise son développement et son développement est signe de succès: il y avait 100 000 ingénieurs il y a 200 000 ans et il y en a plus de 7 milliards actuellement. On en voit le résultat. Les humains se développent grâce à leurs mains et à la sociabilité qu'ils ont en commun avec un grand nombre de vivants. La croissance des humains n'est pas terminée. Plus il y a d'humains, plus il y a de ressources de vie et plus il y a de ressources de vie plus il y a de travail, d'acquisition collectives des ces ressources. 

Si un jour il y a décroissance, elle est exogène comme l'est la croissance actuelle même si un nombre de plus en plus grand d'humains en atténuent les effets négatifs et  en favorisent les effets positifs. 

( Les exemples cités ne sont pas exhaustifs mais parfois ils sont anecdotiques. Ce ne sont que des illustrations. Le lecteur complète avec ses propres connaissances)

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